Non, Perpignan ne deviendra pas une zone de non droit !

Construction d’un centre commercial contesté mais soutenu par le maire, destruction du presbytère toujours sur décision de M. Pujol … à Perpignan, les habitants ont parfois l’impression de vivre dans une zone de non droit. La preuve avec le dossier du presbytère et des décisions qui démontrent que la mairie est tout sauf une « maison de verre ». La Présidente de Perpignan Équilibre s’engage à tout faire pour empêcher cette décision hors la loi. Elle a déjà saisi l’architecte des bâtiments de France et interpellé la Préfète.

Clotilde Ripoull continue dans sa démarche de PRopposition (s’opposer et proposer) en s’attaquant au projet illégal du maire de Perpignan : « Ce dossier est très clair, la destruction de l’immeuble dit du Presbytère est hors la loi. Le plan du secteur sauvegardé est précis sur la situation de ce bâtiment, il est classé en zone 5bis et ne peut être démoli. »

Le plan a été adopté par la mairie en 2007, à l’époque où M. Pujol était adjoint au Maire, il lui sera donc très difficile de prétendre ne pas être au courant. Ce plan est toujours en vigueur et il doit être respecté. Ce qui est déplorable c’est que ni les services ne rappellent pas à M. Pujol ses obligations et, les élus de la majorité et, à plus forte raison, ceux de l’opposition frontiste ne font leur travail. Pour C. Ripoull le conseil municipal est devenu « une piètre chambre d’enregistrement ».

Secteur sauvegardé : un immeuble à conserver

Classé dans le plan du secteur sauvegardé en « 5 bis », le presbytère est « un immeuble à maintenir, dont les structures et les volumes sont à conserver ». Son maintien ne se discute pas, a fortiori, face à un projet de « maison de verre » qui coûterait plus de 4 millions d’euros et n’a aucune fonction clairement définie. Ce que doit rapidement envisager le maire, c’est la préservation et la restauration de ce bâtiment dont l’intérêt est, de plus, reconnu par plusieurs spécialistes.

La Préfète saisie

Le lundi 14 décembre, Clotilde Ripoull a officiellement saisi l’architecte des bâtiments de France et demandé à la Préfète d’intervenir si nécessaire : «A Perpignan, il y a un plan du secteur sauvegardé, il y a des règles et il faut les faire respecter. Il appartient que l’Architecte des bâtiments de France et la Préfète prennent leur responsabilité. Les services de l’État doivent faire respecter la loi. Pour en finir avec cette image de ville de non droit, les Perpignanais peuvent compter sur mon engagement et celui des membres de Perpignan Équilibre. Nous allons tout mettre en œuvre pour empêcher une opération illégale et coûteuse. »